Depuis un mois, un nouveau musée a vu le jour à Harcanville, proche de Doudeville en Pays de Caux. Philippe Maupas, petit-fils et arrière petit-fils de filateur, a eu la bonne idée avec le soutien de l’association "Mémoire du tissage Charles Denis" de mettre en valeur les outils familiaux.
En effet, depuis plusieurs années, Philippe Maupas, harcanvillais descendant de la famille Denis, connue depuis 1830 dans la région pour ses établissements de textile, souhaitait, par le biais des trésors familiaux conservés depuis leur fermeture en 1936, faire connaître l’histoire du tissage du coton et la vie des tisserands dans la région d’Harcanville, avant la mécanisation.
Mais difficile pour un particulier d’assumer sans aide ce magnifique projet.
Une association est donc là pour l’épauler « Mémoire du tissage Charles Denis ». L’adhésion est fixée à 5 euros et donne droit à une entrée pour deux au musée du tissage à Harcanville. Celui-ci a été inauguré le 16 juin dernier. Adhésion et renseignements sur l’association : 02 35 96 55 95.
Pour en savoir un peu plus :
Philippe Maupas, collectionneur privé, est l’interlocuteur privilégié pour évoquer l’histoire du textile, la vie menée par les tisserands d’Harcanville, Anvéville et Hautot-Saint-Sulpice.
C’est avec beaucoup d’humilité, en souvenir de ses grands-parents et arrières-grands-parents DENIS, installés à Harcanville depuis plusieurs générations, que Philippe Maupas saura vous montrer l’utilisation des métiers à tisser et de tous les outils, plus de mille, qu’ont connus nos ancêtres.
Le musée constitué actuellement n’est qu’un début mais quel début avec les trésors familiaux conservés par le guide (qui ne fait pas de conférence mais est incollable sur le sujet ;-) de cette exposition unique.
Peut être avez-vous aussi chez vous sans le savoir des objets liés aux métiers du textile ?
Peut être que vos parents ou grands parents ont leur nom qui figure dans les livres de comptes de l’entreprise qui en 1928 employait encore 92 tisserands et tisserandes, 41 bobineuses, 34 trameuses, 3 ourdisseurs, un encolleur et un charretier ?
Philippe Maupas saura vous retracer avec passion la vie menée par les ouvriers du tissage du coton, vous montrer les gestes qu’ils accomplissaient à domicile derrière la petite fenêtre typique de la pièce en terre battue qui abritait le métier à tisser.
Les rouenneries, les indiennes, les recettes de teintures, qu’est-ce que c’est ? Philippe Maupas peut répondre à vos questions.
Contact pour les visites dont le tarif est fixé à 2 euros 50 centimes : Carrefour du Lin 02 35 95 68 64.